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1 marzo 2017 3 01 /03 /marzo /2017 18:42

 

Al Tempo dell'Occhio Cacodilato
 

Panorama bio-icono-bibliografico dei sessanta firmatari di L'Occhio Cacodilato di Francis Picabia (1921)

 

 

30 juillet 2006 

 

L'arme à l’œil

 

 

 

 

 

En attendant la réception de cet ouvrage tant recherché *, et donc enfin retrouvé [Au temps du Bœuf sur le toit 1918–1928, Introduction de G. Bernier, suivie d’un texte inédit de Henri Sauguet – Artcurial – 1981, Paris – In-4 broché, 114 pages], trois indications bibliographiques relatives à la signature de Duchamp et à la reproduction de L’Œil Cacodylate :

  

  

  

  

  

  Détail de la plaquette hors-commerce référencée ci-dessous :

  

  

 

73ème entrée de de ou sur Marcel Duchamp ou Rrose Sélavy chez Zumba, Le petit catalogue(Catalogue approximatif, chronologique et provisoire, publié par l'office pour le rayonnement culturel de la place Clichy - Zumba, mars 2002)

 

 

 

Note 271 in Marcel Duchamp, Notes, Centre national d'Art et de Culture Georges Pompidou, Paris, 1980. Présentation et traduction de Paul Matisse. Réédition Champs Flammarion, Paris, 1999.

 

 

" Photo-phrase / sur le tableau des signatures / chez Moïsès au Bœuf - / Francis Piqu'habillarrose Sélavy (?)"

 

 

[...]

 

 

Autre indication bibliographique (la réception de cet autre ouvrage serait un plus pour mes recherches sur Clément Pansaers et les activités éditoriales dada en Belgique) :

 

 

Ça ira - Revue mensuelle d'art et de critique - Collection complète 1920 - 1923 (réimpression). Bruxelles, Editions Jacques Antoine, 1973. Un vol. in-4 de 210 pp., illustrations en noir, reliure d'éditeur en slivertex crème.

 

 

[...]

 

 

Enfin, deux indications radiophoniques plutôt alléchantes :

 

 

1)

 

Archives ina radio Non consultable [Comment ça, "non consultable" ?!] Titre propre Le Paris des Années 20 ; 1 : la renaissance Titre collection Euphonia Chaîne de diffusion France Culture Date de diffusion 09.05.1988 Heure de diffusion 143000 Durée 010000 Thématique Musique instrumentale ; Musique vocale ; Variétés Genre documentaire ; Emission à base d’archives ; Emission à base de disques Générique PRO, Casting François ; REA ; Pruvot Jocelyne ; PRE ; Castang François Descripteurs Milhaud Darius ; Schoenberg Arnold ; Stravinski Igor. Poulenc Francis ; Années . 1920. ; musique Descripteurs lieux Paris Résumé Le Paris des Années 20, 1 : la renaissance. Archive I.N.A : Voix de Max DEUTCH, Jean COCTEAU, Henri SAUGUET, Pierre BERTIN, Charles de NOAILLES, Jean WIENER, Georges AURIC, Louise WEISSE, Marthe CHENAL, Reynaldo HAHN, Marie Blanche de POLIGNAC, Henri VARNA et Igor MARKEVITCH. « La réclame » : Pierre-François PISTORIO Montage de témoignages : - Jean WIENNER : la vie musicale à Paris à l’époque de « Bœuf sur le toit », les créations musicales en 1920. - Marthe CHENAL : la liesse populaire le 11 novembre 1918 place de l’Opéra. - George AURIC : l’ambiance au « Bœuf sur le toit » en 1921. - Jean COCTEAU : les premiers groupes de • jazz • A Paris. - Pierre JAMET : la vie musicale dans les années vingt... Société de programmes Radio France Origine du fonds INA- Radio France Source du fonds BOB Production PRD, Paris : Radio France (RF), 1988 Type de date D Id notice 00343697Identifiant matériel 88c03512S0102

  

2)

 

 

Archives ina radio Consulté Titre propre le bœuf sur le toit Titre tranche horaire Les nuits de France Culture Chaîne de diffusion France Culture Date de diffusion 09.09.2000 Heure de diffusion 010000 Durée 050000 Thématique Art Genre Documentaire Générique PRO, Chavasse Paule ; REA, Frémy Evelyne ;REA, Drouet Marie Rose ; PRE, Chavasse Paule, PAR, Antoine André Paul ; PAR, Asturias Miguel Angel ; PAR, Auric Georges ;PAR, Bertin Pierre ; PAR, Bolland Adirenne ; PAR,Centore Denise ;PAR,Coquet James de ; PAR, Milhaud Darius ; PAR, Monnier Mare ; PAR, Rivière Georges Henri ;PAR, Sauguet Henri ; PAR, Tailleferre Germaine ; PAR, Wiener Jean ; PAR, Weiss Louise Descripteurs création artistique ; littérature ; musique ; spectacle ; théâtre ; café bar (Le bœuf sur le toit) ; Entre deux guerres ; années ●1920● ; histoire Descripteurs lieux Paris Résumé - Le bœuf sur le toit ouvre le 10 janvier 1922. - Entretien avec Georges AURIC, avec Jean WIENER, son duo avec Doucet. Le groupe des six, la musique, le ● jazz ●, le défoulement de l’après guerre de 14-18. - Archives, le témoignage de Marie LAURENCIN. - 1h30 : rappel des événements de l’année 1921. Archives de l’époque sur Landru, le match de boxe de Carpentier, l’intervention de la balnographie. - 2h01 : George Henry RIVIERE, sur le duo Wiener-Doucet. - 2h21 : Darius MILHAUD au sujet de son morceau intitulé « Le bœuf sur le toit ». Son travail avec COCTEAU, le spectacle à la comédie des Champs Elysées, la danse. - 2h30 : Denise CENTORE en 1920. - 2h44 : évocation de la théorie de la relativité, les découvertes en sciences physiques, en chimie, la découverte du BCG. - 3h00 : Georges LANGELAAN sur son adolescence. - 3h05 : Adrienne BOLLAND sur ses exploits en avion au dessus de la Cordillère des Andes. - André Paul ANTOINE, fils d’Antoine fondateur du « Théâtre libre » évoque ses souvenirs. - 3h24 : témoignages des Georges AURIC, Pierre Bertin et archives de Francis POULENC et COCTEAU sur la création des « Mariés de la Tour Eiffel ». - Interview de James de COQUET, journaliste au Figaro, qui parle de sa jeunesse et des nuits du « Bœuf sur le toit ». - Interview de Marie MONNIER, sœur d’Adrienne MONNIER, la libraire d’Odéon . - 4h28 : évocation du tableau de Picabia « l’œil » sur lequel chacun des artistes apposait sa signature. Le salon littéraire de Missia SERT. - 4h36 : Madeleine SABINE évoque la mode, l’émancipation de la ferme, la disparition du corset. - Kurt WEILL et ses créations ? - Pierre BERTIN, comédien chanteur, évoque la vie mondaine, les salons littéraire, Marie MONNIER sur l’activité de sa sœur. - 5h13 : Elise JOUHANDEAU et la danse. - 5h27 : Youki DESNOS - 5h35 : Henry SAUGUET. - 5h41 : Miguel ASTURIAS. - 5h45 : Louise WEISS. Société de programmes Radio France Origine du fonds Radio France Source du fonds BOB Production PRD, Paris : Radio France (RF), 2000 Date d’enregistrement 10.12.2019 Type de date R Notes DIFFUSION : 1ère diffusion le 1er janvier 1972 Id notice 01182857 Identifiant matériel 00C03372S0191 Document n° 4 (Le bœuf sur le toit) Vers 2 h10 Evocation de l’utilisation du Jazz par le musicien du groupe des six Vers 2h 20 : Milhaud parle de son œuvre/il poursuit en expliquant la « contamination » de la musique populaire de Paris (accordéon, piston) par jazz

 

 

Quels programmes !

 

 

* Bien avant mes premières recherches sur L’Œil, depuis cette après-midi de 2001 où je l’aperçus dans la vitrine de la librairie Henri Vignes (57 rue Saint Jacques – 75005 Paris). Une petite hésitation et hop, le livre fut vendu le temps de la réflexion !

  

 

LINK:
L'arme à l’œil

 

 

09 janvier 2006

 

D'abord c'est d'ailleurs

 

 

 

 

  

 

Tombe de Marcel Duchamp (cimetière monumental de Rouen)
  

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

   

Marcel Duchamp, Notes (fac-similés publiés en 1980 par les éditions du Centre d'art et de culture G. Pompidou) © Succession M. Duchamp et Paul Matisse.

 

 

Avant de rependre ce blog, actualité Duchamp oblige (Paul Franklin m'informe à ce sujet d'un article paru dans le New York Times) et pour répondre à la quête de Jacques Barbaut, ces trois documents relatifs à l'épitaphe de Marcel Duchamp.

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2 febbraio 2017 4 02 /02 /febbraio /2017 18:54

Al Tempo dell'Occhio Cacodilato

 

Panorama bio-icono-bibliografico dei sessanta firmatari di L'Occhio Cacodilato di Francis Picabia (1921)

 

 

Erratadada

Per rispondere parzialmente a George Baker. Quigneron non ha soltanto firmato, come indicavo erroneamente nel post dedicato alla riproduzione delle firme e dei commenti e che poi ho corretto. Questo sconosciuto ha scritto il seguente commento: Amo Hania e Auric. Senza rancore. Diventa urgente procurarmi una riproduzione fedele di L’Œil (tiraggio di Man Ray) alo scopo di scandagliare più avanti qualche altro dettaglio, soprattutto i più piccoli collage che sono al presente quasi del tutto spariti. Un prossimo post presenterà questi collage e, se possibile, le loro fonti. Un ingrandimento selvaggio mi permette di proporre qui il profilo di Marthe Chenal:

Infine, dopo aver sfogliato l'insieme dell'iconografia Picabia, ho ritrovato la fotografia a partire dalla quale è stato realizzato il collage del ritratto di Picabia sull'Œil.

 

Questa fotografia di Picabia è stata riprodotta, indubbiamente per la prima volta, sul n° 14 (novembre 1920, pagina 6) di 391:

E' lo stesso ritratto che Picabia utilizzerà per il suo famoso Tableau Rastadada (1920), presente attualmente nella favolosa biblioteca di Paul Destribats.

 

 

[Traduzione di Elisa Cardellini]

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3 febbraio 2015 2 03 /02 /febbraio /2015 07:00

Al Tempo dell'Occhio Cacodilato

 

Panorama bio-icono-bibliografico dei sessanta firmatari di L'Occhio Cacodilato di Francis Picabia (1921)

 

 

 

Foto di un luogo mitico

 

 

Fabrice Lefaix

 

Mentre non me lo aspettavo, ho ricevuto il catalogo dell'esposizione "Au temps du Bœuf sur le Toit" [Al tempo del Bue sul Tetto].

au-temps-de-l-oeil1.jpg

 

au-temps-de-l-oeil2.jpg

 

Soddisfatto (per avervi scoperto alcuni documenti che non conoscevo), un po' deluso (di non trovare, ad esempio, la riproduzione del pezzo 249 dell'esposizione: Carta dei champagne del "Bœuf sur le Toit", illustrato da un disegno di Jean Cocteau) e contento (di constatare che le notizie di alcuni firmatari di L’Œil Cacodylate rimangono relativamente brevi). Meravigliato di trovare la riproduzione di un guazzo di Jean Hugo (sfortunatamente in bianco e nero), una delle sue ultime produzioni, e giustamente dedicate all'interno di Bœuf sur le Toit (lato Bar).

au-temps-de-l-oeil3.jpg

Jean Hugo, Ricordo del Bœuf sur le Toit, aprile 1981.

 

 

Nel suo guazzo, Jean Hugo ha rappresentato L’Œil Cacodylate (sul quale credo di riconoscere i nomi di Tzara, Milhaud e De Massot) appeso al muro destro, vicino al piano sul quale suonano Clément Doucet, poi Jean Wiéner, il quale comporrà la musica del film Touchez pas au grisbi nel 1954. Dettaglio importante, e che contraddice la leggenda di una delle rare fotografie (1924- Man Ray?) prese all'interno di Le Bœuf sur le Toit:

au-temps-de-l-oeil4.jpg

 

 

"Si riconosce a sinistra, seduto sotto L’Œil Cacodylate di Picabia, Louis Moysès […]. Ora, dopo la scoperta di questa foto, mi è sempre sembrato che Louis Moysès era del tutto semplicemente seduto sotto uno specchio. Una riproduzione ingrandita di questa foto figura nel catalogo Artcurial e permette di constatare i riflessi delle bottiglie allineate sul bar. Ma è probabile che L’Œil sia stato protetto da un vetro. Si deve dunque non fidarsi della memoria di Jean Hugo, che pone L’Œil sul muro di destra? Dettagli insignificanti!

Il balletto Le Bœuf sur le Toit, da Youtube, parte I

 

 

Infine, altra sorpresa, questo disegno accompagnato da un ritratto collage di Maurice Sachs nel 1925: "mio caro Raoul [Leven] perché pensi a me e al [Bœuf sur le Toit] durante il suo bel viaggio".

au-temps-de-l-oeil5.jpg

Ho posto in rilievo, una volta di più, gli stessi rimpianti, gli stessi ricordi evocanti Le Bœuf sur le Toit, nel far credere che questo luogo, in questi anni venti, fu teatro di una vita magnifica e priva di preoccupazioni. Ho ripensato al testo di Roland Barthes (Au "Palace" ce soir - 1978 - Œuvres complètes, tome V, pp 456-458, Le Seuil).

au-temps-de-l-oeil6.jpg

 

e mi sono chiesto cosa poteva essere un luogo mitico (come lo fu Le Bœuf sur le Toit) oggi.

 

 

 

[Traduzione di Elisa Cardellini]

 

LINK al post originale:

Clichés d'un lieu mythique

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31 gennaio 2015 6 31 /01 /gennaio /2015 07:00

Anicet o il panorama

ANICET, Aragon

Innanzitutto, è bene dirlo, Anicet ou le panorama roman, [Aniceto o il panorama romanzo] è un testo esaltante. Per la sua vivacità, l'eleganza della scrittura, la continua invenzione che vi presenzia, e il gioco, gioco grave spesso, anche crudele più spesso ancora, disperato e quasi disperante per il lettore, ma allo stesso tempo frivolo, saltellante, allegro nel suo furore iconoclasta, incanta ad ogni frase, sconcerta, interroga. Annega il lettore nella sua logorrea e lo fa ridere da scoppiare alla minima tregua che gli accorda prima di rituffarlo nel flusso vorticoso della sua prosa e di lasciarlo, del tutto stordito in fondo alle sue ultime parole "Il signor Isidore Ducasse, anziano ricevitore del registro, un ben degno uomo".

 

Che l'autore dei Chants de Maldoror [Canti di Maldoror] sia giudicato "un ben degno uomo" non può che dar gioia al lettore.

 

Redazione e pubblicazione

 

La storia è redatta tra il 1918 e il 1920, il dettaglio di questa redazione si complica con le diverse testimonianze che lo stesso autore ha dato in diversi momenti della sua vita (Aragon ha redatto almeno quattro chiavi a proposito di questa storia) Sembra tuttavia certo che l'ha cominciata nel 1918 (o in settembre, ancora al fronte, o in novembre quando egli è in Germania con le truppe di occupazione), che vi ha lavorato soprattutto durante il 1919, che ne ha molto discusso con Breton, il che mette un po' a mal partito la legenda di un Aragon franco-tiratore del surrealismo prima ancora che quest'ultimo si sia un certificato di nascita.

 

Queste discussioni sono indubbiamente all'origine di una specie di rottura percepibile nello svolgimento del testo di cui lo slancio iniziale (la ricerca della Bellezza) si frattura in perdita irrimediabile, alla fine del sesto capitolo. Con ciò, Anicet testimonia di una circostanza - ma Aragon rivendicherà sempre per i suoi scritti poetici o non il peso dell'epoca in cui nascono - dapprima quello del disorientamento di una giovinezza che la guerra, la distruzione sanguinaria di un mondo ai cui valori essa non crede più, ha lasciato priva, ma anche di un'inquietudine che è propria della gioventù qualunque siano i tempi, l'inquietudine del "recupero". La generazione precedente, quella dei loro padri, Valéry, Gide, Apollinaire (che è salvato da questa diffidenza generazionale solo per la sua brutale nel 1918) li hanno accolti come dei figli prodigi (e non prodighi), hanno loro aperto le porte della giovane NRF, Valéry ha battezzato la loro rivista, Littérature (marzo 1919) e hanno paura di smettere di essere i sediziosi che essi vogliono essere. Per sfuggirvi, ci si deve radicalizzare, rifiutare di inserirsi in qualche filiazione qualunque essa sia. La storia di Aragon testimonia allo stesso tempo di questa volontà di affermare una rivolta permanente dunque irrecuperabile, rompendo tutto, e, come malgrado lui, dell'impossibilità di scrivere sfuggendo alle eredità. Il testo è, infatti, intrecciato di riferimenti, di allusioni allal letteratura passata (intertestualità) che né l'ironia né l'umorismo riescono eliminare del tutto.

 

Nel settembre del 1920, i due primi capitoli escono sulla NRF con il titolo "Toutes choses égales d'ailleurs" [a prità di tutte le altre circostanze]. Nel marzo 1921, il romanzo esce da Gallimard, con un titolo amputato della sua ultima parola "romanzo". La pubblicazione dell'estratto, come il romanzo stesso, recano in epigrafe, la riscrittura di una frase di Tristan Tzara, tratta dal Manifesto Dada 1918: "L'assenza di sietma è ancora un sistema, ma il più simpatico" ("Je suis contre les systèmes, le plus acceptable des systèmes è quello di non averne nessuno" T. Tzara).

 

Il titolo

 

A prima vista, non vi è nulla di più convenzionale di questo titolo. Anicet è visibilmente un cognome, è anche un nome di cui si trovano tracce nel calendario, esso annuncia, come è abituale nel genere romanzesco, un personaggio principale, precisato maschile, socialmente indeterminato. Rari sono di fatto i titoli che si limitano a un nome, Armance (il primo romanzo di Stendhal, e negli anni cinquanta, Aragon riconoscerà l'importanza di quest'ultimo nel suo universo letterario), Lélia (Gèorge Sand) che è anche in ricerca-inchiesta poetica allo stesso tempo di una meditazione su una scelta di vita e ciò che ne diceva Gustave Planche, nel 1833, potrebbe anche definire il testo di Aragon quasi cento anni dopo: "L'esposizione, il nodo, la peripezia e lo scioglimento di questo dramma misterioso si disegnano e si compiono nelle pieghe della coscienza". Qui si ferma la somiglianza.

 

Il termine "panorama" che segue la "o" di identificazione (messa in bell'evidenza dalla tipografia della copertina della prima edizione) propone al lettore di scoprire attraverso un personaggio il quadro completo di qualcosa. Il termine rimane enigmatico per la sua assenza di precisione. L'interrogazione avrebbe potuto essere rafforzata dall'aggiunta della parola "romanzo", incluso nel titolo e non posto come un sottotitolo, ma l'editore, a detta dell'autore, l'ha soppressa, forse perché la trovava inutile o forse perché inadeguata. Per il lettore di oggi, ha senso, perché sottolinea accuratamente il carattere supposto convenzionale del racconto annunciato che procede così mascherato e gli esploderà in faccia. Un lettore diffidente avrebbe potuto interrogarsi sulla scelta del nome che si presta a delle omofonie scherzose: esso nasconde la parole "asino" (âne), la parola "fesso" (nice, sinonimo di niais, invecchiato certo, ma come dice Breton da allora, Aragon ha letto tutto. C'è di che divertirsi: l'âne hissé (l'asino issato), l'âne y sait (l'asino lo sa), ma anche l'A n'y sait (l'A non sa), dove A fa eco alla prima lettera del nome dell'autore, senza contare che è anche la prima lettera dell'alfabeto, dunque il punto di partenza delal scrittura.

 

Il titolo è dunque una trappola, anche se il racconto fornisce un modo di panorama, o uno stato dei luoghi letterari dell'anno 1919, e se, per certi aspetti, gioca bene con le caratteristihe tradizionali del romanzo, perché possiede dei personaggi e anche una specie di intreccio che si costruisce dapprima intorno a un romanzo di formazione (Anicet alla ricerca della bellezza moderna, perché è poeta, e che la funzione del poeta, come ha detto Apollinaire, è di svelare la Bellezza ancora non vista), poi un romanzo poliziesco in cui non mancano né gli omicidi e nemmeno la corte d'Assise.

Aragon1919.jpg

Louis Aragon, nel 1919, al momento della redazione di Anicet

Organizzazione del racconto

anicet-cover.jpgLo scrittore ha distribuito il suo racconto in 15 capitoli dotati di titolo. Questi titoli giocano con tutte le possibilità del rapporto titolo-contenuto, dal riassunto (capitolo 2 "racconto di Anicet") all'enigma da risolvere attraverso il gioco di parole (capitolo 5 "La carta del mondo" in cui carta ha il doppio senso di rappresentazione geografica e di carta da gioco) persino il simbolo (capitolo 9 "Decesso"). Il racconto è affidato ad un narratore onniscente che si concede tutte le libertà che gli aveva dato Stendhal dopo Diderot, interventi che denunciano la narrazione, commenti sul personaggio principale o sugli altri, spostamenti verso la focalizzazione interna, persino esterna, il narratore è tanto disinvolto quanto il suo racconto.

Dal primo al sesto capitolo, Anicet, che è stato riconosciuto "poeta", mandato dalla sua famiglia in un viaggio che essa spera salvifico (si ricordi Baudelaire imbarcato a Bordeaux), si cerca attraverso i suoi incontri, di cui il primo è quello di Rimbaud, che benché morto non per questo si esime dal raccontare la sua vita. Finisce per intravedere la sua Bellezza, apparsa in una camera d'albergo, sotto i tratti di Mirabelle (oltre a designare un frutto, questo nome reca in sé la parola "mira" che al femminile ha il senso do obiettivo, di scopo, ma al maschile quello, invecchiato di medico, senza contare che il "mira" iniziale sottintende anche il miraggio, l'illusione) che lo impegna ad unirsi alla confraternita dei suoi ammiratori che lei gli presenta mascherati. Tra di loro, un pittore, Bleu, che sembra quello più prossimo a conquistarla. Fatta questa scoperta, Anicet deve scegliere la sua via, quella dell' "uomo povero" (il poeta nella sua mansarda, vecchio stereotipo romantico) o quella del "mondo", del successo sociale, del denaro, constatando allora che Mirabelle non è altro che una donna del mondo (il che non è privo di richiamare i desideri di Valentin in "La pelle di zigrino" di Balzac, nei confronti di Foedora).

Il sesto capitolo è una discussione nel cinema con uno dei membri del gruppo, Baptiste Ajamais, che biasima severamente le tentazioni di Anicet mentre assistono sullo schermo alle nozze di Mirabelle e di un miliardario. Così, la bellezza moderna non è né da conquistare e nemmeno da inventare, è da comprare. La ricerca si ferma dunque bruscamente. Che Rimbaud appaia all'inizio di questa ricerca della Bellezza invita il lettore a ricordarsi di Une saison en enfer [Una stagione in inferno] che inizia così: "Jadis, si je me souviens bien, ma vie était un festin où s'ouvraient tous les coeurs, où tous les vins coulaient. / Un soir, j'ai assis la Beauté sur mes genoux. – Et je l'ai trouvée amère. – Et je l'ai injuriée" (Un tempo, se ricordo bene, la mia vita era un banchetto in cui si aprivano tutti i cuori, in cui tutti i vini scorrevano. / Una sera, ho fatto sedere la Bellezza sulle mie ginocchia. E l'ho trovata amara.  - E l'ho insultata"). Così Anicet... si presenta, a sua volta, come una nuova discesa agli inferi, da cui nessuna Euridice, tuttavia, non potrà essere riportata indietro. Non rimane che l'azione.
I nove capitoli seguenti sviluppano un "romanzo nero" e burlesco nel quale Anicet uccide il fisico Omme, deciso a rapire Mirabelle al suo ricco marito, poi diventa l'accolito di una banda di ladri il cui capo è un altro membro della confraternita delle maschere, il marchese della Robbia, ambasciatore, collezionista e ladro, prima di essere spinto all'assassinio di suo marito da Mirabelle, la qual cosa non porterà bene a compimento, Pedro Gonzales si sucida infatti sotto i suoi occhi. È arrestatao, processato, e ritenuto l'autore di tutti gli omicidi che non ha commesso ma di cui si fa carico, perché la verità non mancherà di farsi sentire. Tutto finisce, naturalmente, al café du commerce. 

L'estetica cinematografica

Ma l'apparente strutturazione lineare, già messa a male dalla rottura del sesto capitolo che fa scivolare la narrazione da un genere all'altro, quello del romanzo di formazione a quello del romanzo poliziesco, lo è ulteriormente per il dialogo che intraprende conn l'arte moderna per eccellenza, il cinema. Non soltanto perché il cinema (come luogo) è al centro del sesto capitolo, ma perché il romanzo si organizza in sequenze in cui la concatenazione giustapposta fa pensare al montaggio cinematografico. Il cinema raggiunge d'altronde il sogno su questo piano: si passa ad esempio dalla camera dell'uomo povero attraverso il fumo profumato del sigaro di Bleu al lusso di un Club elegante prima di passare da quest'ultimo, aprendo una porta, nella sala di un dancing.
Tra i registi del tempo che incenseranno d'altronde i surrealisti, si deve pensare a Louis Feuillade, ad esempio a Trust (1911) o alla serie dei Fantomas (1913-14). Numerose scene che compongono Anicet... riflettono l'estetica che dispiega il cinema ai suoi inizi, ogni gesto, ogni atteggiamento doventesi disegnare aino alla caricatura per compensare l'assenza della parola. D'altronde, se il personaggio della dona fatale è stata inventata dai Simbolisti, alla fine del XIX secolo, il cinema se ne è impadronito e gli ha dato delle incarnazioni che porterà ben oltre gli anni venti, associandolo nel vocabolario, la vamp, al personaggio (Irma Vep, anagramma evidente di vampiro) incarnato da Musidora in Les Vampires (Feuillade, 1916).
Mirabelle è una vamp letteraria e la bellezza da essa incarnata sino alla degradazione deve altrettanto all'indagine poetica quanto a queste immagini preso in prestito dagli schermi dell'epoca. 

Le chiavi

Aragon ha scritto quattro testi per spiegare questa sua narrazione, due sono conservati alla Bibliothèque Doucet, perché sono stati scritti dietro richiesta dello stesso Doucet, il primo che sembra contemporaneo del romanzo, l'altro ha come titolo "Anicet 1923", gli altri due provengono dalle carte dell'autore, l'ultimo è stato pubblicato nel 1983 (un anno dopo la morte dello scrittyore in Digraphe, rivista fondata nel 1974 da Jean Ristat, erede di Aragon), non si sa quando esso è stato scritto. Queste "chiavi" ci sembrano avere unicamente che un carattere aneddotico, e arrivano tutt'al più a confortare l'idea che uno scrittore impiega ogni mezzo, compreso elementi della propria vita. Che "Bleu" abbia come pilastro Picasso viene tutt'al più a dirci dell'ammirazione, venata di scetticismo, del giovana Aragon per colui che è già riconosciuto come un maestro negli anni venti. Che si debba riconoscere Breton in Baptiste Ajamais, il suo ritratto ne dava già ampie indicazioni: "Non poteva non essere nato alla fine di un grande fiume, in qualche porto dell'Oceano perché i suoi occhi assumessero quella luce grigia e che la sua voce acquisisse certe sonorità di conchiglia quando diceva: il mare" (capitolo 6). Che il "povero uomo" si disegna a partire da Max Jacob, non è di una qualche importanza per la comprensione di un testo che non ha come obiettivo di raccontare degli aneddoti.

 

È più interessante constatare questo ritorno dello scrittore su una delle sue prime opere, come se essa stessa fosse una "chiave" per lo stesso scrittore. Di fatto, Anicet..., nel quale i giochi di maschere sono continui, nel quale nessuno dei personaggi non è mai ciò che sembra, in cui l'eliminazione di una maschera non fa che svelarne un altra, ci informa forse che la scrittura è sempre una trappola. Tutto è finto, verità che diventa menzogna ma anche menzogna che dice la verità. Anicet stesso, esitando dapprima quando si accorge che i quadri che sta per rubare sono quelli di Bleu, scopre il piacere di tradire, la voluttà di tradire, come Baptiste Ajamais brutalizzando Mirabelle (qui ancora un luogo comune: il furfante che maltratta la donna di mondo che si dà con delizia) affinché salvi Anicet, poi scrivendo al procuratore della Repubblica per denunciarla; Miranda, poi Mirabelle, tradiscono il loro amante e marito, l'inganno è sempre il fondo dei rapporti umani e il desiderio perpetuamente ambivalente. Quest'ambivalenza dei sentimenti di cui Freud ha potuto riconoscere la profondità è anche una "chiave": "Non vi è amore felice" scriverà il poeta al cuore stesso della celebrazione dell'amore e della donna amata.

 

D'altronde, permette senza dubbio di capire che l'amore e la poesia rispondono allo stesso desiderio, quello di una pienezza, di una fusione che abolirebbe la solitudine essenziale dell'uomo che è, infine, quella di tutti i personaggi del racconto.

 

È forse d'altronde Anicet..., che propone una chiave per gli ultimi dieci anni della vita di Aragon che hanno fatto tanto scalpore nella cronaca. Il racconto infatti si chiude sul "café du commerce de Commercy" dove degli uomini invecchiati si ritrovano intorno ad un tavolo dove giocano a maniglia, vecchi poeti diventati impiegati d'ufficio. La minaccia aleggia sui poeti da molto tempo più in là di Rimbaud poiché Murger, in Scènes de la vie de bohème (1851) ne suggeriva già l'orizzonte. Non vi è per i poeti futuro se non nella corte d'Assise (Anicet) o nel conformismo (tutti gli altri), riteniamo che Aragon deve aver avuto dei brividi di orrore all'idea di "sistemarsi", come si dice nella lingua corrente e che tutto, assolutamente tutto, valeva meglio di questa "fine", e viva il caos che è una festa, o la festa che è un caos.

 

LINK al post originale:

Anicet ou le panorama

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12 febbraio 2013 2 12 /02 /febbraio /2013 07:00

L'AMIRAL CHERCHE UNE MAISON À LOUER

 

[L'ammiraglio cerca una casa da affittare]

 



Poesia simultanea di R. Huelsenbeck, M. Janko, Tr. Tzara

 

 

CV007L'amiral.chercheLe pagine 6 e 7 della prima rivista dadaista, la celebre Cabaret Voltaire, di cui uscì soltanto un numero il 15 giugno del 1916, in cui apparve questo famoso componimento poetico ad opera di Richard Huelsenbeck, Marcel Janco e Tristan Tzara. Si tratta di una poesia recitata da più persone, spesso recitanti contemporaneamente ed anche in lingue diverse ed in cui suoni e rumori hanno anche un'ampia parte. La performance di questa poesia simultanea avvenne nel Cabaret Voltaire di Zurigo nel marzo del 1916.

 

 

 

 

 

La poesia simultanea interpretata superbamente in un video da YT 


[A cura di Elisa Cardellini]
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8 luglio 2011 5 08 /07 /luglio /2011 10:10
Al Tempo dell'Occhio Cacodilato

Panorama bio-icono-bibliografico dei sessanta firmatari di L'Occhio Cacodilato di Francis Picabia (1921)


 

 

 

Piccola retinografia cacodilata


Dopo aver soppresso i commenti dei firmatari, i diversi collages e mignature di L’Œil Cacodylate, erano non più si sessanta, ma cinquantasei protagonisti visibili. Restano introvabili i nomi di Paul Poiret e di Pierre Lalo (quest'ultimo menzionato da Germaine Everling nel precedente post. In seguito a problemi tecnici, non sono in grado di proporre un ingrandimento di questi due documenti "puliti". Rimedierò in seguito

 

 

 


Ubicazione delle firme sul quadro, in bianco su sfondo nero

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   Ubicazione delle firme sul quadro, in nero su sfondo bianco

 

 


 

 

Propongo qui la lista di questi firmatari evidenti e dei loro commenti:


 

 

 


 

1. Arnauld Céline: Le marque [manque] DADA

 

La marca [La mancanza?] DADA

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2. Astier d': firma soltanto

 

 

 

 

 

 




 

 

3. Auric Georges: Je n'ai rien à vous dire

Non ho nulla da dirvi

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4. Blum René: Non, je ne signerai pas (?)

No, non firmerò (?)

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5. Borgatti Renata: Les croissants sont bons

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6. Buffet Gabrielle: A Francis Picabia qui raconte des histoires de nègre

A Francis Picabia che racconta delle storie di negri

Buffet-Gabrielle.jpg

 

 

 

 

 

 

 


 

7. Buffet Marguerite: A chacun son culte/au tien

Ad ognuno il suo culto/ al tuo [Marguerite Buffet]

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8. Casella Georges: firma soltanto

casella.jpg

 

 

 

 

 


 

8. Charchoune Serge: Soleil russe

Sole russo

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9. Chenal Marthe: Ecrire quelque chose, c'est bien!! Se taire, c'est mieux!!

Scrivere qualcosa, è bene!! Tacere, è meglio!!

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chenal.jpgFirma di Marthe Chenal distante dal commento e ubicata sotto il titolo del quadro.

 

 


 



 

10. Claretie Léo: J'admire JC (Jean Cocteau): Couronne de mélancolie/Jazz trop drummer

Ammiro JC (Jean Cocteau): Couronne de Mélancolie/jazz troppo drummer

 

Picabia_l-oeil-cacodyle_1921--copia-7-.jpg

 

 

 

 

 

 


Leo-Claretie.jpg

 

 

 

 

 

 

 



 

11. Corlin Michel: Le cuculin


 

 


 

 

 

 

 


 



 

12. Crotti Jean: MON OEIL EN DEUIL de verre vous regarde

IL MIO OCCHIO IN LUTTO di vetro vi guarda

Crotti-Jean.jpg

 

 

 

 

 


 

13. Dalvarez: firma soltanto

 

 

 

 




 

14. Dermée Paul: [Paul] "Z". final [Dermée]

[Paul] "Z". finale [Dermée]

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15. Doilac Dodo: Je voudrais mettre quelque chose

Vorrei mettere qualcosa

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16. Dorgelès Raymond: Non je n'en reste pas baba et je jure chez Picabia que ne n'aime pas Dada

 

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17. Duchamp Marcel: en 6 qu'habilla rrose Sélavy

 

 

 

 





 

18. Duchamp Suzanne: Quand on me prend au dépourvu MOI = Je suis bête

Quando mi si prende alla sprovvista IO= sono una bestia

suzanne_duchamp.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 




 

19. Duncan Isadora: Isadora aime FRANCIS de tout son âme

 

 

 

 




 

20. Everling Germaine: J'espère toujours me réveiller!

Spero sempre di svegliarmi!

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21. Evrard Marcelle: Moi, j'aime Francis et Germaine Roscoe



 

22. "Fatty" Arbuckle: GOOD LUCK

Buona fortuna

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23. Fratellini: Ricordi di 3 Fratel/ Fratellinis

 

 


 

 


 

 

 

24. Hire Marie de la: "Francis Picabia" par

"Francis Picabia" di

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25. Hugo François: Je n'ai rien fait et je signe

 


 

 




 

26. Hugo Jean: Voilà [flèche de direction autocitative]

Ecco [freccia di direzione autocitativa]

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27. Hugo Valentine J.: Mon cœur bat

Il mio cuore batte

Hugo-J.-Valentine.jpg

 


 

 

 

 

 

28. Hussard Jean: firma soltanto

 

 

 




 

29. Jourdan-Morhange H. [Hélène]  C'est difficile d'être peintre

È difficile essere pittori

Jourdan-Morhange


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

30. Lipton Madge: Criminel dit [Madge Lipton]

Criminale detto [Madge Lipton]

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31. Malançon Alice: La flemme


 

 

32. Man Ray: Directeur du mauvais movies



 

33. Massot Pierre de: Le petit de Massot sourit AU GRAND PICABIA!

Il piccolo Massot sorride AL GRANDE PICABIA!

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34. Metzinger Jean: J'arrive de la campagne



 

35. Milhaud Darius: Je m'appelle DADA depuis 1892


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36. Moreau Y. [Yves?]: Tout le monde ont signé je signe

Tutti hanno firmato firmo anch'io

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37. Pansaers Clément: Vive Agaga Pansaers et, peut-être: Picabia te souviens-tu de Pharamousse?

Viva Agaga Pansaers (e forse: Picabia ti ricordi di Pharamousse?).

 

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38. Picabia Francis: FRANCIS PICABIA/1921


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39. Pound Ezra: firma soltanto



 


 

40. Poulenc Francis: J'aime la salade


 

 

 

 

 

 


 


 

41. Povolozky J.[acques]: Je l'édite

Lo pubblico

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42. Quign(e) (ou) ron: J'aime Hania et Auric. Sans rancune.

 

 

 


 




 

43. Ribemont-Dessaignes G.[eorges]: Je prête sur moi-même

 


 




 

44. Rigaut Jacques: Parlez pour moi

 

 


 



 

45. Routchine Hania: J'aime Francis/J'aime aussi Auric

 


 


 

 

 

 

46. Salignac Thomas: Comprendre?

 


 


 


 

47. Schwartz-Raphaël: firma soltanto


 



 

48. Segonzac André Dunoyer de: Sergent major

 

 



 


 

49. Tagliaferro Magda: Signé "Magda-da Tagliaferro"

 

 

 

 



 


 


 

50. Tzara Tristan: Je me trouve très

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51. Vadec de: J'aime Picabia

 

 


 

 

 

52. Valensi Henri: 1 de +

 

 

 


 


 

 


 

53. Zayas G.[eorges] de: Il faut mais je ne peux pas

Si deve ma non posso

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[Traduzione di Elisa Cardellini]

 

 

LINK al post originale:

Petite rétinographie cacodylate

 

 

 


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31 maggio 2011 2 31 /05 /maggio /2011 10:11

 

Al Tempo dell'Occhio Cacodilato

Panorama bio-icono-bibliografico dei sessanta firmatari di L'Occhio Cacodilato di Francis Picabia (1921)


 

Questa vestaglia vi sta a meraviglia,

ma una goccia del mio profumo sull'orlo vi renderà irresistibile (Paul Poiret)


 

Sfogliando le 400 pagine della "doppia monografia" di John Russell, Matisse père & fils [Matisse padre e figlio],

 


 

ho ripensato a George Baker ed alla sua preziosa indicazione. Ezra Pound, infatti, et non Paul Poiret, benché quest'ultimo abbia sia stato segnalato come firmatario di L’Œil cacodylate da Germaine Everling Picabia in L’Anneau de Saturne [L'Anello di Saturno](Fayard, 1970):

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nel corso di dicembre, la cantante Marthe Chenal ebbe l'idea di una grande festa di fine da tenersi nella propria abitazione.

 

Marthe Chenal, che frequentava gli ambienti ufficiali, aveva a volte il desiderio di uscirne, la sua magnifica vitalità non vi si trovava sempre a suo agio! Picabia la divertiva. Le aveva fatto due ritratti- di cui uno era stato comandato dal barone H. de Rothschild. Chiese al pittore di organizzare un veglione. Avrebbe invitato i suoi amici, ed il contatto dio quest'ultimi con le personalità che avrebbe invitato avrebbe creato un divertente amalgama!

 

Picabia accettò volentieri questa missione  di nuovo genere e, sempre perseguitato dalle malattie e dai farmaci, annunciò un "Veglione cacodilato!".

 

Questo veglione sarebbe stato 'un colpo di frusta' per tutti" andava dicendo, allo scopo di spiegarne il titolo.

 

La sera del 31 dicembre, il palazzo di rue de Courcelles fu una vera e propria pista automobilistica. Montparnasse e Palazzo Borbone vi si erano dati appuntamento, passando per rue de La Boétie!

 

Vi erano, tra cento convitati, Léon Barthou e Léonce Rosemberg, il pittore Marcel Bain ed il deputato Henry Pathé, George Scott ed il senatore Lederlin, Erik Satie, Georges Clemenceau (nipote del grande Clemenceau), Maurice Martin du Gard, Jean Victor-Hugo, Jean Cocteau, Georges Auric, i

 


 
pianisti Magda Tagliaferro e Marcelle Meyer, la baronessa Jeanne Double, Dunoyer de Segonzac, il principe Rospigliosi, i fratelli Isola, l'infante Luis de Bragance, Picasso, Ambroise Vollard, Brancusi, Francis Poulanc, Raymond Radiguet, Olympe Herriot, Thérèse Diehl, la danzatrice Cariathis, Irène Lagut, Paul Morand, Gabriel Grovlez, ecc.

Appoggiata sul palco del primo piano, Marthe Chenal, splendida, vestita di bianco e luminosa, guardava salire Parigi. I suoi occhi si fermarono all'improvviso su un uomo di bella corporatura, molto rappresentativo, che, ai piedi della scala, infilava un paio di guanti bianchi. "Presto va da lui", mi disse, "e digli che l'entrata di servizio non è qui!". Poco informata dei grandi personaggi del modernismo, aveva scambiato Ambroise Vollard per un maître d'hôtel extra!

Poco dopo, Picabia, per scherzo introdusse il musicista Georges Auric con il nome di Jean Cocteau. Chenal non conosceva né l'uno né l'altro e, volendo congratulare il poeta su una delle sue ultime opere (la cui musica era di Auric) e affermare al contempo il suo disprezzo per la composizione moderna, disse al musicista: "Che peccato che siate stato malservito dalla partizione!".

[...]

 

 

La confusione di alcuni biografi è senz'altro dovuta al fatto che (tra altri motivi) che Germaine Everling menziona Paul Poiret come firmatario, a pagina 140 del suo Anneau de Saturne:

 

 


 

Il ricordo di questa festa fu all'origine del quadro L’Œil cacodylate, che divenne proprietà di Louis Moysès, al Bœuf sur le toit. Su un grande pannello di legno, Picabia si compiacque di far firmare coloro con i quali egli era in relazione a quest'epoca. I nomi in apparenza meno vicini si trovavano uniti. Alcuni firmatari accompagnarono il loro con una dedica: Isadora Duncan scrisse: "Isadora ama Picabia con tutta la sua anima"; "Amo Francia", affermò anche Hania Routchine; Jean Cocteau incollò la sua fotografia in un embrione di cuore e sotto una "corona di malinconia". Vi figurai anche con una frase esoterica: "Spero sempre di svegliarmi!".

 

Firmarono tra gli altri Francis Poulenc, Darius Milhaud, Marthe Chenal, Georges Auric, René Blum, i Fratellini, Rolland Dorgèles, Georges Casella, François e Jean Victor-Hugo, Tzara, "Magda-da" Tagliaferro, Marcel Duchamp, Jean Crotti, Dunoyer de Segonzac, Pierre Lalo, Paul Poiret, ecc.


paul_poiret.jpg


 

Lo stilista di questa belle epoque, intimo di Picabia, fu forse uno dei convitati del "veglione cacodilato". Dopo aver minuziosamente setacciato minuziosamente una riproduzione a grandezza quasi naturale di L’Œil cacodylate, non ho trovato nessuna traccia di Paul Noiret, che preferisco includere malgrado tutto nel pianeta dada di questa fine 1921. D'altronde, il catalogo* dell'esposizione Picabia Chapeau de Paille? (Galleria Louis Carré, Paris, 1964) non menziona Paul Poiret.

 

 

Ecco dunque la firma di Ezra Pound:

 

 


 

La "Z" a forma di "2" non dà luogo ad alcun dubbio. Ho potuto ritrovarla, sotto la stessa forma, in uno dei rari autografi dell'autore dei Cantos attualmente disponibile su internet:

 

 

 


 

 

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Il poeta statunitense fascista Ezra Pound

 

 

 

Per quel che riguarda lo stilista che liberò la donna dal corsetto (così come Dada si liberò da ogni forma di corsetto?), non resisto alla voglia di proporre qui quest'estratto: ISTITUTO DI FRANCIA ACCADEMIA DELLE BELLE ARTI NOTIZIA SULLA VITA E LE OPERE DEL SIGNOR René CLEMENT (1913-1996) del signor Gérard OURY Letta in occasione del suo insediamento come membro della Sezione delle Creazioni artistiche nel Cinema e l'Audiovisivo SEDUTA DI MERCOLEDÌ 1° MARZO 2000.


Risposta improvvisata dal signor Gérard Oury al testo del signor Pierre Schœndœrffer, e prima che la parola passi al signor Jean-Paul Belmondo affinché legga al suo posto l'elogio del signor René Clément, suo predecessore all'Accademia delle Belle-Arti.

 

 

 

 

 

[…]

 

Mia madre Marcelle Oury mi ha non soltanto dato la vita, ma me l'ha salvata alcune volte, durante le ore nere dell'Occupazione, con la sua lucidità, la sua chiaroveggenza, il suo spirito di decisione. Come avremmo potuto immaginare a vent'anni gli orrori che si preparavano nel nostro bel paese, con l'attiva complicità, la vergognosa collaborazione del Governo di Vichy? Sposata molto giovane al grande violinista Serge Tennenbaum, si era divorziata molto presto e il problema si pose immediatamente: "Come mi guadagnerò da vivere, con mia madre e mio figlio?". Il tempo non era quello della parità uomo-donna, ma con un istinto molto sicuro, si trovò ben presto nella sfera d'influenza del grande stilista Paul Poiret, l'uomo che aveva liberato il corpo delle donne dalla loro prigione: corsetti, stecche di balena, balconcini, lacetti.

 

Polarizzava attorno a sé una pleiade di artisti di cui mia madre fece la conoscenza pubblicando con Poiret "L'annuaire du luxe de Paris". Vi parteciparono André Derain, Dunoyer de Segonzac, Foujita, Raoul Dufy. Poiret aveva chiesto a quest'ultimo di realizzare i superbi acquarelli che inviavba a Lione presso il lavoratore della seta Bianchini Ferrier, il quale gli rimandavaammirevoli tessuti, e le parigine andavano così a spasso, estremamente eleganti, vestito con dei Raoul Dufy. È così che mia madre diventerà amica per la vita di Raoul Dufy e della sua sposa Emilienne. Siamo nel pienodegli anni folli, e dovevo avere cinque o sei anni quando ebbe luogo a Parigi l'esposizione delle Arti Decorative. Paul Poiret aveva ormeggiato sui moli della Senna tre chiatte magnificamente decorate, "Amori, Delizie e Organi". Vi dava delle feste sontuose in cui mi si portava malgrado la mia giovane età. Come tutti i bambini, adoravo andare a letto tardi. Fuochi di artificio, regali, si passava da una chiatta all'altra e le indossatrici di Poiret ed il loro cavalieri ballavano il blackbottom, il charleston, al suono di orchestre "veramente o falsamente negre". Ne sono ancora oggi stupita.

 

Nella primavera seguente partimmo per Deauville per la strada da quaranta soldi nell'Hispano Suiza scozzese di Paul Poiret. Questaimmensa decapotabile era dipinta alla maniera di un plaid, ed il meno che i possa dire, è che non passava inosservata. I suoi occupanti nemmeno. Oltre a Paul Poiret ed il suo autista in livrea bianca, viaggiavamo con Foujita e la sua splendente moglie Yuki, più tardi la sposa e poi la vedova di Robert Desnos. Lui frangia spessa, grandi occhiali di corno, baffetti e orecchini, lei così bella che anche alla mia età restavo a bocca aperta. Comunque sia, avevo paura della strada da quaranta soldi, perché qualcuno aveva raccontato in mia presenza di un abominevole crimine commesso per la somma di quaranta soldi, cioè due franchi. Alcuni anni dopo, dovevo avere una decina di anni, durante la bella stagione mia madre mi portava alla Coupole. Oh no, non quella lì, ma quella dell'Istituto, il caffè la Coupole boulevard di Monparnasse. All'ora dell'aperitivo, quando gli alberi germogliavano e faceva notte molto tardi, i laboratori di rue Campagne-Première scaricavano le loro eccedenze di artisti verso il Select, il Dôme, la Coupole. Alcuni odoravano ancora di essenza di trementina, altriavevano conservato le loro maglie macchiate di colori da quadri che essi avevano dipinto durante la giornata. Le tavole si facevano, di disfacevano, litigavano, esponevano i loro punti di vista sull'arte, bevevano secco, io sorbivo la mia granatina.

 

 

 

E questa fotografia di una delle famose chiatte di Paul Poiret:

 

 

 


 

 

Tornerò prossimamente su Poiret e Pound, per il semplice piacere di proporre alcuni documenti di un'epoca da cui ci allontaniamo ogni un po'.

 

 

 

 

Fabrice Lefaix

 

 

 

[Traduzione di Elisa Cardellini]

 

 

 

 

LINK al post originale:

Cette robe vous va a merveille, ma une goutte de mon parfum sur son ourlet vous rendra irrésistible

 

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22 marzo 2011 2 22 /03 /marzo /2011 14:39

 

Al Tempo dell'Occhio Cacodilato

Panorama bio-icono-bibliografico dei sessanta firmatari di L'Occhio Cacodilato di Francis Picabia (1921)


Odio la guerra ma amo coloro che l'hanno fatta (R. Dorgelès)


Firma di Roland Dorgèles (1885-1973)


di Fabrice Lefaix
"Proclamiamo che l'eccesso in tutto è una forza, la sola forza... Devastiamo i musei assurdi, prendiamo a calci le consuetudini infami. Viva lo scarlatto, la porpora, le gemme corrusche, tutti quei toni cheturbinano e si sovrappongono" [1]. Eco sghignazzante al Manifesto del Futurismo, il Manifesto dell'Eccessivismo di Roland Dorgèles fu pubblicato il 1° aprile 1910 in una rivista umoristica intitolata Fantasio.

Dorgèles ha ventiquattro anni, ha appena lasciato la Scuola delle Belle Arti ed intende dedicarsi ad un'attività artistica. A mo' di introduzione, espone al Salon des Indépendants, con lo pseudonimo J. R. Boronali, una tela realizzata con l'aiuto della coda di un asino ed ottiene un forte successo con questa beffa (gesto dada ante litteram?). Negli anni dieci, frequenta Pierre Mac-Orlan, Guillaume Apollinaire e la bohème di Montmartre 8ha incontrato Duchamp?). Nel 1921, Dorgèles, il cui vero nome vero nome è Roland Lecavelé, ha trentasei anni. L'anno seguente, sposa Hania Routchine, altra firmataria ed altra artista lirica di L’Œil Cacodylate.

[1] Citato da Marc Partouche in: La lignée oubliée, bohèmes, avant-gardes et art contemporain de 1830 à nos jours, éd. Al Dante, coll. &, p. 108, 2004.

Per un approccio approfondito dell'affare Boronali, vedere Rire ou ne pas rire: l’âne qui peint avec sa queue » in Aux commencements du rire moderne – L’esprit fumiste, Daniel Grojnowski, Ed. José Corti, 1997.


L'asino Boronali al lavoro. Fotografia apparsa in L'Illustration (2 aprile 1910)


Scollatemi questo



Piccolo enigma. Non avevo ancora portato la mia attenzione su questo centimetro quadrato lì: PE. La prima idea che mi era venuta era troppo evudente. No, non deve trattarsi di un monogramma, ed ancor meno di quello di Paul Eluard, che aveva altre gatte da pelare in quel momento. L'iscrizione sembrava proseguire sotto la fotografia di Man Ray e terminare cin una Y. Y di Man RaY? Si tratterebbe del nome o cognome della Donna con la sigaretta?

Fabrice Lefaix

[Traduzione di Elisa cardellini]

LINK: 
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9 agosto 2010 1 09 /08 /agosto /2010 08:00

In attesa che mi decida a postare i primi capitoli che ho tradotto già da tempo di questo grande romanzo "dadaista" qual è appunto  ANICET o il panorama, di Louis Aragon, che sino alla svolta filo stalinista della fine degli anni Venti del XX secolo fu una formidabile figura dell'avanguardia letteraria del primo dopoguerra, mi permetto di darne un'ottima presentazione attraverso la traduzione di questo breve scritto tratto da sito dedicato alla figura dello scrittore ed unitamente all'interno del presente post, sempre dal medesimo sito, una scelta di giudizi da parte di alcuni scrittori e critici sul romanzo in questione.

 

Anicet o il panorama

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Anicet ou le panorama, [Anicet o il panorama] è il primo romanzo di Aragon. Egli lo scrisse dal settembre 1918 al marzo del 1920. Negli anni seguenti, Aragon redasse diverse "chiavi" nelle quali egli pretendeva render conto della genesi e dell'intenzione dell'opera così come dell'identità delle personalità che si nascondevano dietro i personaggi del romanzo.

 

Aragon--disegno-di-Delaunay.jpgQuest'opera ironica, satirica e parodistica è al contempo un romanzo psicologico e un romanzo poliziesco; essa associa i tratti del romanzo di formazione con quelli del romanzo d'arte e d'artista. L'eroe, il giovane poeta Anicet, rompe con il suo passato aderendo ad una "società segreta" composta di uomini che, portati a tendenze anarchiche e criminali, sono per la maggior parte, degli artisti che, trovandosi in concorrenza gli uni con gli altri, fanno la corte alla stessa donna, Mirabelle o Mire, incarnazione della "bellezza moderna" ed allo stesso tempo della donna in quanto tale, il che non impedisce a questa stessa bellezza di accordare i suoi favori al milionario Pedro Gonzalès, uomo d'affari, che essa finisce con lo sposare.

 

Fa da contraltare a questo "club delle sette maschere" (nel momento in cui Anicet fa la loro conoscenza essi portano delle maschere) un'associazione veramente criminale il cui scopo è "lo sfruttamento delle ricchezze del quartiere del Roule" ed il cui capo è il marchese della Robbia, diplomatico di mestiere e, anch'egli, membro del club delle sette maschere. Vi sono così, per il tramite dell'arte, molti contatti tra i due raggruppamenti. Poiché Anicet si accorge del doppio ruolo svolto dal marchese e quest'ultimo se ne accorge, questi cerca il mezzo e l'occasione per sbarazzarsi di Anicet. Baptiste Ajamais, il miglior amico di Anicet, sostiene attivamente il piano ordito contro il giovane poeta. Alla fine, quest'ultimo è deferito alla giustizia per un assassinio che non ha commesso (poiché Pedro Gonzalès si è suicidato), - ma gli si attribuiscono tutti i crimini recenti rimasti misteriosi, e tra gli altri l'omicidio di Omme commesso effettivamente dall'accusato in una situazione di legittima difesa. Anicet, con una totale indifferenza nei confronti della vita, "confessa" tutti i crimini di cui gli si fa carico.

 

Louis-Aragon.jpgSino ad un certo grado, Anicet ou le panorama, è un romanzo a chiave. Alcuni dei personaggi principali hanno come modello delle personalità reali della scena letteraria ed artistica di Parigi. Così Ange Miracle è il poeta Jean Cocteau; Jean Chipre ("l'Uomo Povero") il poeta Max Jacob; il professor Omme è il poeta Paul Valery; Harry James ("l'uomo moderno"), che un tempo aveva avuto un figlio da Mirabelle e che mette fine ai suoi giorni suicidandosi, è Jacques Vaché; Baptiste Ajamais, l'amico di Anicet (e suo traditore), il poeta André Breton. Dei tratti dello stesso Aragon caratterizzano il personaggio di Anicet. Pablo Picasso si ritrova sotto la figura del pittore Blu, allusione evidente al periodo blu di Picasso ("l'Uomo Arrivato"); e Charlie Chaplin appare sotto quella del ragazzo del café Pol. In quanto a Pedro Gonzalès, egli assomiglia fisicamente al pittore messicano Diego Rivera, in quanto al suo appartamento in Rue de la Baume, Aragon prende a modello quello del mercante d'arte Léonce Rosenberg. Arthur è Arthur Rimbaud.

 

Alcune figure presentano una doppia identità: dietro il critico d'arte Le Bolonais si nasconde il detective americano Nick Carter, dietro Mirabelle una dama di mondo, Madame de B*, nata in un ambiente dei più modesti: Elmire Masson all'anagrafe, fu chiamata Mamelle e non riuscì a salire nella scala sociale se non dopo numerose avventure amorose che tutte si concludevano con delle sconfitte. Angelo Miracolo si chiama "in realtà" Peronneau.

 

Il romanzo riflette la modernità della sua epoca ed i mezzi di espressione adatti a questa modernità. Ruota intorno alla concezione di una "nuova bellezza" che, ambigua, soggetta a delle metamorfosi perpetue, è stimata bella dai suoi aderenti e giudicata brutta dai suoi avversari. Il romanzo getta le basi di una concezione dell'amore alla quale Aragon resterà fedele tutta la vita: l'amore, segnato da una gelosia permanente, implica (o si definisce attraverso) l'abbandono totale dell'io maschile nella volontà della donna amata, che è la sua sola speranza di salvezza. Un altro tema che, in Anicet, fa la sua prima apparizione in Aragon è quello del tradimento illustrato dalle azioni di due dei compagni di Anicet, Baptiste Ajamais ed il marchese della Robbia.

 

Breton--Aragon--Andre--theme-astrologique.jpgIl romanzo presenta delle forme differenti di comportamento in un universo diventato problematico all'intellettuale. Esso testimonia di una concezione profondamente pessimista, addirittura nichilistica del mondo e dell'uomo. I limiti della personalità sfumano, il principio di identità è posto in causa. L'"uomo moderno" è l'uomo amorale che non agisce che per l'azione stessa, che, è imprevedibile e non esclude, all'occasione, il crimine. Qui si disegna l'esempio di Lafcadio, personaggio del romanzo Les Caves du Vatican [I sotterranei del Vaticano], di André Gide.

 

L'artista è un personnaggio completamente posseduto dalle sue emozioni; l'impatto esercitato dall'opera d'arte letteraria o pittorica sul lettore o il contemplatore si misura in base ad emozioni che essa riesce a mobilitare in lui. L'artista è anche un personaggio losco, prossimo al bandito, che non esita ad ergersi brutalmente contro i valori non soltanto estetici, ma anche morali della società.

 

A livello formale, il romanzo colpisce tra l'altro, per il ricorso a delle tecniche cinematografiche come il ritaglio (décpoupage), la dissolvenza incrociata (fondu enchaîné), il primo piano (gros plan) così come delle azioni tipiche di un film come le scene di inseguimento.

 

Il romanzo comprende 15 capitoli:

 

1. Arthur

2. Avventura della camera

3. Racconto di Anicet

4. Anicet dall''uomo povero

5. La carta del mondo

6. Movimenti

7. Mirabelle o il dialogo interrotto

8. Le soglie del cuore

9. Decessi

10. La serata a casa di Mirabelle

11. Preludio, corale e fuga

12. Il giro delle cose

13. Il corpo in gabbia

14. Duello

15. Il caffè del commercio a Commercy

 

Disponiamo delle seguenti "chiavi":

  • "Clé d'Anicet"
  • "Anicet 1923" (27.03.1923)
  • "Clef d'Anicet et critique de moi-même" (26.09.1930)
  • "Écrit dans les marges d'Anicet"

Nel suo "Avant-lire" [Avan-lettura] del 1964 Aragon correggerà una parte delle indicazioni che aveva dato in "Clé d'Anicet".

 

 

Opinioni e giudizi su Anicet ou le panorama

  

Marcel Raval (1921)

Il libro di Louis Aragon è un modo di confessione  di figlio del secolo - di un figlio del secolo consegnato alle esigenze divoranti del sogno moderno. Satura tutte le sue curiosità con la segreta certezza di trovarvi il suo proprio disgusto. Il che evidentemente avviene. La gioventù letteraria è sottoposta ad inevitabili suggestioni di suicidio (sfumatura: il suicidio è diventato oggi un tic intellettuale al posto di un'ossessione sentimentale). Anicet, l'eroe del libro di Aragon, vi obbedisce una volta di più, ma con quell'originalità che si offre, grâce à la Femme, di quest'impresa, mentre la tradizione romanzesca ci ha insegnato precisamente il contrario [...].

 

Il lato morale del suo carattere si accorda con le più fiere eresie  del nostro periodo. Evochiamo inevitabilmente l'inquietante e febbrile figura di Lafcadio che Gide, in I sotterranei del Vaticano, ha dotata di una vita patetica. Similitudine di passioni, di ossessioni fortuite, Stessa gratuiicità nell'atto criminale [...]. Ciò che è inedito, è il suo disprezzo dell'Arte, -l'Arte, ultima chimera vivente, divina bambola che si era creduto indistruttibile [...].

 

Ma allora, perché Aragon cura così tanto il suo stile? Un critico diagnosticherebbe senz'altro qualcosa come "una risonanza molto francese" o "una pienezza armoniosamente classica". Vi è qui un'incoerenza che un sincero sdegno della contraddizione può soltanto giustificare [...]. Vi sono certamente molti Louis Aragon in Anicet [...]. La giovinezza è prudente quando è sicura di sé ed è il caso dell'autore di Anicet la cui apparente saggezza non è che una certezza che si raffrena. Il lupo si è fatto "cappucetto" per meglio sedurci.

 

 

Pierre Drieu La Rochelle (1921)

 

[...] Ma tra le divagazioni che rivelano lo schiacciamento dello spirito  sotto le letture accumulate in migliaia di anni, la giovinezza di un Anicet si manifesta già. Oggi, sono dell'umore a non gustare in lui che questo sapore moderno: Anicet ama le donne. Ecco ciò che è nuovo, ecco ciò che appartiene al domani. Ecco ciò che respinge indietro questo famoso "fine secolo" (fin de siècle) o piuttosto tutto questo lontano XIX secolo, nel corso del quale a causa di una cattiva igiene l'uomo è andato a confondersi sempre di più con la donna.

 

Ma Aragon, prigioniero ancora dell'idealismo dei suoi fratelli maggiori, non parla crudamente delle sue preferenze né dei suoi atti [...]. Tutto è dunque da ricominciare [...]. Louis Aragon non comincia. Finisce.

 

Ciò è conforme alla natura di un'opera detta "di giovinezza". Aragon finisce, Aragon liquida. E ciò è anche conforme alla destinazione del Movimento Dada, impresa di liquidazione delle firme letterarie del XIX secolo, vendita all'incanto delle metafore, delle formule.

 

A domani gli affari seri.

 

Attenti al prossimo Aragon.

 

Nel frattempo, egli ha il diritto di raffigurarci la sua allegra fuga tra le rovine del romanticismo, del simbolismo, dell'apollinarismo, di prendere a prestito un poi' da Voltaire il suo modo di scrivere [...]. Non temete, non per questo è un neoclassico [...]. Aragon quando intraprende di riferire le sue prime esplorazioni, fingendo di non poter ancora a ventidue anni trovare il proprio stile, sceglie di sottomettersi formalmente ad un modello illustre. Questi ragazzi sono molto saggi, la loro saggezza è minacciosa.

 

 

Ernst Robert Curtius (1925)

 

[...] Der Roman "Anicet ou le Panorama" (Verlag der Nouvelle Revue française) ist 1921 erschienen. Da ich ihn nach vier Jahren wieder lese, hat er nichts von seiner Frische verloren. Äußerlich eine Mischung aus Märchen und Kriminalroman, aus der Phantastik des Kinozeitalters geboren, gibt sich das Buch als Seelendokument einer neuen Jugend. [...]
Das Buch ist ein Plädoyer gegen die Schönheit, für die Poesie. [...]

 

 

[Traduzione di Elisa Cardellini]

 

 

LINK ai post originali:

 

Anicet ou le panorama, roman

 

Opinions et jugements sur Anicet ou le panorama, roman

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15 luglio 2010 4 15 /07 /luglio /2010 20:55

 

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